Voilà bien des années que j’ai, quelques part dans ma tête, ce projet. Un blog, un espace où poser quelques réflexions, et, peut être, insuffler des débats. Une sortie de prolongement de ma page LinkedIn, sur laquelle j’essaye de partager récits et analyses. Je repoussai cette idée, convaincu de n’avoir rien à raconter de bien intéressant, rien qui ne justifie un blog, en tout cas. C’est finalement dans un train à grande vitesse, quelque part en Espagne, que ce projet sort de l’écran, dans les premiers jours de février 2026, au moment où je me lance dans un long voyage vers l’Afrique de l’Ouest.
C’est donc fait, ce site qui n’aura d’autre nom que mon prénom accolé à mon nom est désormais en ligne. Inspiré tout autant par mon domaine d’activité professionnel (les mobilités et les modes de vies) que par tout ce qui peut attiser ma curiosité personnelle (les voyages, les ruralités, l’écologie…), ce blog porte le modeste objectif de publier des récits, des reportages et quelques décryptages. Sans engagement de régularité – je suis toujours impressionné par la rigueur de ceux qui écrivent des newsletters hebdomadaires…. Sans se brider non plus sur les sujets abordés : si les sujets sur la mobilité ont structuré mon parcours des dix dernières années (l’expertise que j’en ai retiré constitue le coeur de mon activité actuelle), il me semble néanmoins utile d’ouvrir ces questions et de déplacer les enjeux des « transports » sur d’autres terrains.
Car considérer le sujet « mobilité » seul m’apparait comme une impasse. Subis ou non, synonymes de contrainte ou au contraire de liberté, les déplacements sont à l’évidence au cœur de nos vies quotidiennes : ils rendent possible une grande variété de modes de vie, et, lorsqu’ils sont empêchés, nos existences sont considérablement ralenties. Bouger permet l’émancipation, la construction et le maintien de relations sociales, les découvertes qui nous émerveillent. Mais ils jouent aussi un rôle de variable d’ajustement moins réjouissant, par exemple pour concilier emploi et logement ; pour aller chercher plus loin ce qui n’existe pas, ou plus, à proximité ; pour rendre acceptable la désertification des espaces ruraux. Les transports transforment nos espaces de vie, transforment le monde et nous transforment.
Et tout cela ma passionne parfaitement. Une part des publications de ce blog aborderont donc ces sujets, sous un angle que j’espère original et instructif pour le lecteur. D’ores et déjà, il est possible de retrouver dans la partie « Articles » des articles et publications passées. Mais ce blog n’est pas réservé aux geek des transports, et les articles s’aventureront ailleurs : j’ai déjà dans ma besace quelques idées sur les infrastructures, la ruralité, le logement, le travail…
L’autre partie proposera des récits de voyage. Ce n’est pas sans lien : la mobilité est le support du voyage. Ces dernières années, l’idée que le chemin était finalement lui-même le voyage a commencé à s’imposer. Ainsi, je retracerai à l’écrit quelques chemins d’aventure : des voyages au rythme des transports terrestre ou maritimes, pour raconter la vie et le pays des autres. Et cela commence tout de suite, ou presque, avec ce long voyage qui m’amène de la Provence française à la Casamance sénégalaise en une quinzaine de jours.
En attendant le premier épisode de cette aventure ouest africaine, le premier reportage vous emmène beaucoup moins loin : en bas de ma porte, ou plutôt de mon hameau perdu dans l’Hérault, où, un mercredi de janvier, j’ai tout simplement pris le car pour le département voisin : Entre Hérault et Tarn, plongée dans le car du quotidien.
Bonne lecture !

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